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Comment le secteur beauté et bien-être doit s’adapter pour prospérer ?

10/11/21 - Billet , Communication

En 2020, la France est troisième sur le marché mondial de la cosmétique. La situation sanitaire s’est révélée être un accélérateur et un amplificateur des problématiques sociales, économiques et environnementales. Suivre les tendances est devenu incontournable. Le secteur de la beauté et du bien-être s’est donc transformé pour correspondre aux besoins et s’adapter aux pratiques des consommateurs.

Prioriser l’hygiène et la santé 

La crise sanitaire a profondément changé les habitudes. 6 consommateurs sur 10 se lavent les mains plus de 5 fois par jour. Le lavage des mains et l’usage de produits de désinfection sont devenus de nouveaux rituels. Certaines marques en tiennent compte en créant leur propre produit ou en réajustant leurs lignes de soins. 

Si certains consommateurs continuent d’acheter des produits industriels parfois chimiques, parfois nocifs, la tendance française et mondiale change. 1 Français sur 2 limite l’utilisation des produits mauvais pour la peau et compensent leur agressivité par l’utilisation conséquente de crèmes ou lotions. Le regard sur les soins cosmétiques et les produits issus d’ingrédients naturels évoluent positivement. En effet, d’après l’Institut des Ressources Industrielles (IRI), le CA du marché conventionnel de la cosmétique baisse de 3,1% en 2020 alors que celui des cosmétiques bio est en progression de 53%. 

D’ailleurs, des marques françaises telles que le Laboratoire de la Mer utilisent de façon concrète les bienfaits de la Nature pour concevoir leurs soins. Installée à Saint-Malo, cette entreprise crée des produits de santé et de soins naturels, issus d’actifs marins ou terrestres répondant aux exigences de ses clients. 

Les consommateurs s’engagent de plus en plus et forcent le changement. Leur prise de parole défend des valeurs qu’ils portent sur la place publique via les réseaux sociaux qui contribuent à véhiculer les mouvements de société et des tendances fortes. 

Être #Nomakeup

Dans une étude IFOP de 2020, on observe une chute de 50% du maquillage quotidien chez les femmes françaises. Le confinement, le télétravail et le port du masque a bouleversé l’industrie des cosmétiques. Le rouge à lèvres a vu ses ventes baisser de 53% contrairement à celles du mascara qui elles sont en hausse. 

C’est aussi le résultat de cette tendance « No make up » ou « Slow make up » que l’on observe depuis quelques temps à travers le monde. Le #Nomakeup comptabilise près de 20M de publications à travers le monde. Au-delà d’un simple allègement ou arrêt du maquillage, certaines consommatrices veulent aller plus loin en adoptant le #nomakeup dans leur vie privée, voire dans leur milieu professionnel. Cette tendance est en adéquation avec des volontés d’émancipation de la nouvelle génération. Plus de concession. Prendre soin de soi est devenu essentiel et nécessaire.

Faire soi-même

Prendre soin de soi, c’est aussi faire soi-même. Cultiver son jardin, restaurer ses meubles, faire sa lessive, beaucoup font le choix de produire ce qu’ils consomment. Do it Yourself (DIY), Système D, fait maison, zéro déchet, etc. Tant de termes pour signifier une même tendance valable pour le secteur des cosmétiques. 

De plus en plus d’entreprises telles que Les Petits Colibris investissent le marché en proposant des alternatives naturelles aux produits de beauté, ménagers ou d’entretien. Prendre soin de soi et de la Planète. En plus de ses coffrets et produits, BeautyMix’  présente un ensemble de recettes pour réaliser soi-même ses produits de beauté et d’entretien du quotidien grâce à son robot. 1 recette, 4 étapes. Aujourd’hui, tout est fait pour rendre la production maison simple, agréable et ludique pour toute la famille.

Produire local

Favoriser les circuits courts, les productions locales, nationales voire européennes. Cette conception économique, sociale et environnementale permet de sécuriser les chaines d’approvisionnement, réduire l’empreinte carbone, privilégier l’économie circulaire et avantager l’entreprenariat local. Ce système participe au sentiment de confiance des consommateurs. Il est rassurant de connaitre la personne ou l’entreprise qui produit ce que l’on consomme. C’est dans cette ambition que travaille Guérande cosmétics. À partir des Marais salants, ils utilisent les richesses naturelles du terroir local pour concevoir leurs cosmétiques. Le Sel, mais pas seulement. Eaux-Mères, plantes, algues, argiles, sont autant de trésors pour produire des soins et des cosmétiques naturels. 

Après les Marais salants de Guérande, la tendance naturelle et locale se poursuit dans le vignoble nantais avec Sarmance où deux passionnés des vignes et d’œnotourisme ont eu l’idée de créer une marque cosmétique de vignes bio 100% française à partir des antioxydants naturellement présents dans les ceps de vignes. C’est encore à Nantes que vous pouvez découvrir Leonia, la première marque de cosmétique bio à partir de thé blanc. Cette idée est née des voyages, des rencontres de sa créatrice, Eva Corfmat. 

La Cité des Ducs et la région Grand Ouest est tellement riche d’inspirations et de savoir-faire dans ce secteur…

Consommer et produire plus responsable 

Attention aux ingrédients ! 30% des consommateurs privilégient la cause environnementale et le bien-être animal lorsqu’ils achètent un produit cosmétique. Ils prennent le soin de vérifier la liste et l’origine naturelle des ingrédients, la biodégradabilité des emballages et que les produits ne soient pas testés sur les animaux. Ce chiffre confirme la tendance d’une consommation plus responsable.

Plus le consommateur est informé, plus il est pointilleux. Cette exigence envers une production plus responsable et plus respectueuse implique une remise en cause des professionnels du secteur. Si le marché est en évolution constante, l’industrie cosmétique et pharmaceutique doit innover en permanence pour rester alignée avec les nouvelles attentes. Les industriels repensent leurs concepts. Ils réfléchissent à de nouvelles formules plus transparentes, des soins et des formats plus efficaces afin de se démarquer et d’interpeller les publics. 

Cosmétiques bio pour tous

Avec plus de 30 boutiques à travers la France, la marque de cosmétique bio Avril a participé à la démocratisation du concept. Un packaging simple, coloré et responsable correspondant aux grands engagements de la marque. Homme, femme, bébé. Visage, corps et cheveux. La cosmétique bio n’est plus élitiste. La marque s’adresse à tous. L’objectif étant de rendre accessible des produits de qualité au plus grand nombre. 

D’autres marques ont depuis longtemps compris les enjeux. Lessonia est l’exemple parfait d’un industriel responsable. Implantée en Bretagne depuis 2002, la marque conçoit et fabrique des ingrédients et des produits cosmétiques 100% Made in France. La marque est leader européen dans la fabrication de sheet masks et des cosmétiques en poudre. Elle est également impliquée dans la recherche de solutions cosmétiques toujours plus durables et dans l’usage de packagings recyclables et recyclés.

Nombreuses sont les tendances du secteur, vastes sont les possibilités. Les populations ont commencé à faire évoluer leurs habitudes de consommation, et les industriels ont dû faire progresser leur marché. La révolution vers un secteur plus éthique et plus responsable est en marche…